La réputation se joue là où les messages ne suffisent plus
Guyane Perron, PRP Guyane Perron, PRP

La réputation se joue là où les messages ne suffisent plus

Cet hiver, enseigner la (e)réputation m’a rappelé une chose essentielle : la réputation ne se construit pas dans les publications, mais dans les décisions, la cohérence et l’éthique. Les plateformes n’inventent rien : elles révèlent ce qui tient… ou non.

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Faire du bien, vraiment
Guyane Perron, PRP Guyane Perron, PRP

Faire du bien, vraiment

Il y a quelque chose que je ne saurai jamais.

Je ne saurai jamais si la personne qui a lu cette infolettre qu'on a passé des heures à réécrire — pour qu'elle soit enfin claire, enfin humaine — a compris à quoi elle avait droit. Je ne saurai pas si ça a changé quelque chose pour elle.

Mais je sais que c'est possible.

Et quelque part, c'est ça qui me lève le matin. Pas la certitude de l'impact. La possibilité.

Depuis que je travaille en relations publiques sur des causes — la santé mentale, les soins, l'accès à des services essentiels — je réalise que ce métier nous demande une chose rare : être à l'aise avec l'invisible. Faire des gestes précis, répétés, sans jamais vraiment voir où ils atterrissent.

Une campagne qui mobilise. Un message reformulé pour éviter de l'angoisse inutile. Une organisation mieux positionnée pour aller chercher les ressources dont elle a besoin.

Quelque part, une personne reçoit un soin. Se sent moins seule. Comprend mieux.

On ne le verra jamais directement. Mais on sait que la chaîne existe.

J'ai écrit un billet là-dessus. Sur ce qui me guide dans le choix de mes mandats. Sur ce que « faire du bien » veut vraiment dire dans notre métier — pas comme valeur affichée, comme manière d'être.

Et sur pourquoi, certains matins, cette question mérite d'être posée : pourquoi est-ce que je fais ce travail, vraiment?

Peut-être que vous vous la posez aussi.

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Se permettre de valoir ce qu'on vaut
Guyane Perron, PRP Guyane Perron, PRP

Se permettre de valoir ce qu'on vaut

J’ai écrit un nouveau billet sur une forme de valeur dont on parle peu : celle que l’on s’accorde à soi-même.

Pendant longtemps, j’ai cru que la valeur suivait une trajectoire logique. Plus j’accumulais d’expérience, de responsabilités, de reconnaissance, plus elle finirait par s’imposer d’elle-même.

Aujourd’hui, je fais une distinction beaucoup plus claire : il y a la valeur prouvée — celle qu’on peut montrer, expliquer, justifier. Et il y a la valeur vécue — celle qu’on s’autorise à incarner, sans attendre qu’elle soit validée par quelqu’un d’autre.

Et entre les deux, il peut y avoir un écart important.

Je le vois dans des situations très concrètes. Dans la difficulté à donner un tarif horaire avec assurance. Dans le réflexe continu d’en faire plus que nécessaire. Dans cette tendance à ajuster, à expliquer, à me surjustifier… même quand ce n’est pas demandé.

Par manque de permission.

Et tant que cette permission n’est pas pleinement là, ça se reflète partout. Dans les mandats que j’accepte, dans l’énergie que j’y investis. Parfois jusqu’à l’épuisement.

J’ai aussi réalisé que, sans m’en rendre compte, j’avais associé ma valeur à ce que je donnais. Au temps investi, aux efforts déployés, à la capacité d’en faire toujours un peu plus.

Mais la vérité, c’est que c’est souvent déjà suffisant bien avant que je continue.

C’est ce décalage-là que j’essaie de remettre en place.

C’est un travail que je fais encore. Tous les jours.

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L’engagement, ça ne veut rien dire.
Guyane Perron, PRP Guyane Perron, PRP

L’engagement, ça ne veut rien dire.

L’engagement ne veut rien dire.

Ouch! Je sais. C’est un titre confrontant.

Mais plus j’enseigne les médias sociaux et la réputation numérique, plus je réalise à quel point nous confondons souvent visibilité et relation.

Et honnêtement? Moi aussi, je me fais prendre au jeu.

Je regarde les mentions « J’aime », les impressions, les commentaires. Souvent beaucoup trop. Comme si les métriques allaient me dire si un texte avait réellement eu de l’impact.

Puis, quelques jours plus tard, quelqu’un me dit :
« J’ai partagé ton billet avec mon équipe. »
« Ça nous a fait réfléchir. »

Et je réalise encore une fois que les publications les plus importantes ne sont pas toujours celles qui « performent » le plus.

Parce qu’un contenu peut circuler énormément sans créer de confiance réelle.

J’ai eu envie d’écrire un billet sur cette confusion entre visibilité, engagement et relation. Sur ces publics silencieux qu’on oublie souvent, mais qui façonnent pourtant profondément les réputations.

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