Chaque décision est déjà une communication
Chaque fois qu’une organisation traverse une période de turbulence, un phénomène revient avec une étonnante constance. La réflexion s’oriente rapidement vers les communications :
Il faut revoir les messages et publier du contenu. « Peux-tu nous préparer une publication LinkedIn? Rien de trop long, là. »
Ajuster le positionnement. « Faut changer de logo. »
Accélérer les prises de parole. « Il nous faudrait un communiqué et le publier pour 16 h. »
Renforcer la présence médiatique. « T’as sûrement un.e journaliste dans tes contacts qui pourrait s’intéresser à ça? »
Les communications deviennent alors le principal levier de redressement. Cette réaction est compréhensible. Pour moi, cette réaction s’intéresse toutefois à la partie la plus visible d’un phénomène beaucoup plus vaste.
J’observe que les communications occupent une place paradoxale dans les organisations. Elles deviennent souvent le visage de problèmes qui prennent naissance bien avant qu’un message soit rédigé. Une perte de confiance, une mobilisation qui s’essouffle, une réputation qui se fragilise ou une difficulté à rallier les parties prenantes émergent rarement au moment où une personne prépare un communiqué, rédige une allocution ou conçoit une campagne. Les communications rendent ces réalités visibles. Elles leur donnent un langage. Elles leur offrent une portée. Elles révèlent ce qui existe déjà.
Les réponses se trouvent rarement dans les messages. Elles prennent forme beaucoup plus en amont, là où se construisent les décisions, les relations, les expériences et, ultimement, la confiance. Je cherche beaucoup moins à comprendre comment elles communiquent qu’à comprendre ce qui rend leurs communications crédibles. Cette nuance paraît subtile. Elle change pourtant complètement le diagnostic. Les réponses apparaissent rarement dans les messages. Elles prennent forme beaucoup plus en amont, là où se construisent les décisions, les relations, les expériences et, ultimement, la confiance.
Cette réflexion prolonge d’ailleurs plusieurs idées que j’explore depuis quelque temps. Après avoir longtemps cherché à capter l’attention, les organisations découvrent que l’attention, à elle seule, ne mobilise plus. Une stratégie peut générer des milliers de vues sans créer la moindre adhésion. Une campagne peut devenir virale sans modifier un seul comportement. Une marque peut être omniprésente sans réussir à renforcer la confiance. Les communications retrouvent alors leur juste place. Elles rappellent qu’elles ne remplacent jamais les décisions, les relations, la culture ou l’expérience vécue. Elles les révèlent.
Une autre façon de poser le diagnostic
Cette idée a progressivement changé ma façon d’aborder mes mandats. Je ne commence jamais par les outils de communication. Je cherche plutôt à comprendre ce qui soutient réellement la parole d’une organisation. Lorsque les fondations sont solides, les messages trouvent naturellement leur place. Lorsque ces fondations présentent des fragilités, même les meilleures campagnes peinent à produire les résultats espérés. Les symptômes changent. Les causes reviennent étonnamment souvent.
Je remarque également que plusieurs enjeux présentés comme des défis de communication trouvent leur origine ailleurs. Une difficulté à recruter parle parfois de culture organisationnelle. Une baisse de confiance envers une institution révèle souvent un écart entre les engagements annoncés et les décisions prises. Une mobilisation interne qui s’essouffle témoigne fréquemment d’un déficit de dialogue ou d’une gouvernance qui peine à donner du sens. Les communications accompagnent chacune de ces situations. Elles créent rarement, à elles seules, la réalité qu’elles décrivent.
Cette perspective invite à déplacer le regard. Elle conduit à s’intéresser aux mécanismes qui rendent une organisation crédible avant même qu’elle prenne la parole. Elle amène aussi une certaine humilité. Les communications stratégiques n’ont jamais eu pour mission de masquer les incohérences ou de fabriquer artificiellement la confiance. Leur rôle consiste plutôt à révéler une organisation qui agit déjà avec cohérence, à mettre en lumière des décisions porteuses de sens et à favoriser la compréhension entre une organisation et les personnes avec lesquelles elle souhaite construire une relation durable.
Je crois que cette évolution représente l’un des grands défis de notre profession. Les organisations n’ont jamais eu autant d’outils pour communiquer. Elles disposent de plateformes numériques performantes, d’une capacité de production de contenu presque illimitée et, désormais, d’outils d’intelligence artificielle capables de générer des textes en quelques secondes. Pourtant, une question demeure entière : sur quoi cette communication prend-elle réellement appui? Voilà, à mes yeux, la question stratégique.
Sept piliers pour regarder au-delà des communications
Au fil des mandats, je me suis aperçue que je revenais toujours aux mêmes questions. Pas parce qu’elles figuraient dans une méthode. Parce qu’elles expliquaient, presque chaque fois, pourquoi une organisation inspirait confiance… ou pourquoi cette confiance s’effritait progressivement.
Ces questions sont devenues mes sept piliers.
Ils ne constituent pas une recette. Ils représentent la façon dont j’observe désormais les organisations.
Pourquoi sept piliers? Parce que la confiance ne repose jamais sur une seule dimension. Elle se construit dans l’interaction constante entre plusieurs réalités qui se renforcent mutuellement ou, au contraire, qui se fragilisent les unes les autres. Une organisation peut bénéficier d’une excellente réputation tout en vivant une expérience employée difficile. Elle peut démontrer une grande capacité d’innovation tout en souffrant d’un déficit de cohérence. Elle peut entretenir des relations solides avec sa clientèle tout en éprouvant des difficultés de gouvernance. Chacun de ces éléments influence les autres. Aucun n’évolue en vase clos.
Ces sept piliers me rappellent surtout qu’une organisation communique bien avant de publier un message. Elle communique par les décisions qu’elle prend. Par les expériences qu’elle fait vivre. Par la manière dont elle traite ses équipes, ses partenaires, sa clientèle et sa communauté. Elle communique par sa capacité à tenir ses engagements, à apprendre, à évoluer et à demeurer fidèle à ce qu’elle affirme être. Les mots arrivent ensuite. Ils donnent une voix à cette réalité. Ils ne la remplacent jamais.
Les prochains paragraphes présentent ces sept piliers. Ils n’ont pas la prétention d’en faire le tour. Ils offrent plutôt une invitation à regarder les organisations sous un angle différent. Un angle où les communications demeurent essentielles, tout en retrouvant leur juste place : celle d’un formidable révélateur de confiance.
1. La cohérence : le premier langage d’une organisation
Lorsque j’entre dans une organisation, je cherche toujours les endroits où plusieurs histoires coexistent. Une organisation affirme placer les personnes au cœur de ses priorités. Ses processus racontent autre chose. Elle parle d’innovation. Sa gouvernance récompense surtout la prudence. Elle promet la proximité. Ses décisions créent de la distance.
La cohérence ne m’intéresse pas comme valeur. Elle m’intéresse parce qu’elle explique pourquoi une organisation devient crédible… ou cesse progressivement de l’être.
L’actualité illustre ce phénomène presque chaque semaine. Les controverses portent rarement sur la qualité d’un communiqué. Elles émergent lorsque les décisions et le discours cessent de raconter la même histoire. Les communications rendent alors cette rupture visible. Elles ne la créent jamais.
La cohérence possède une caractéristique fascinante : elle ne se décrète jamais. Elle se constate. Les parties prenantes développent rapidement une capacité à reconnaître les organisations dont les décisions renforcent systématiquement le discours. Cette impression de continuité nourrit la confiance beaucoup plus profondément qu’une campagne de communication, parce qu’elle offre un repère stable dans un environnement qui change constamment.
2. La crédibilité : la valeur des preuves
Je cherche ensuite les preuves.
Les organisations produisent énormément de discours. Les publics, eux, cherchent des indices. Ils observent les gestes, les décisions, les comportements, les contradictions et les engagements tenus. La crédibilité naît de cette accumulation de preuves beaucoup plus que de la qualité d’une campagne. Les communications prennent alors une tout autre fonction : elles mettent en lumière une crédibilité déjà construite.
Pendant longtemps, les organisations contrôlaient beaucoup plus largement leur narratif. Elles choisissaient les messages, les canaux et le moment de leur diffusion. Cette époque appartient désormais au passé. Chaque affirmation se mesure aujourd’hui aux expériences vécues, aux témoignages, aux données accessibles, aux commentaires des personnes employées, aux avis de la clientèle et aux milliers de conversations qui prennent forme chaque jour dans l’espace numérique.
Cette transformation redonne toute son importance à la crédibilité. Elle ne repose plus uniquement sur l’expertise ou sur la réputation historique d’une organisation. Elle s’appuie sur une accumulation de preuves qui, mises bout à bout, façonnent une perception durable. Les organisations qui inspirent confiance comprennent cette dynamique. Elles investissent autant dans la qualité de leurs décisions que dans la qualité de leurs communications, parce qu’elles savent que les secondes tirent leur force des premières.
Cette réalité transforme aussi le rôle des personnes qui exercent les communications stratégiques. Leur contribution dépasse largement la rédaction ou la diffusion de messages. Elles deviennent des partenaires qui questionnent, qui valident, qui recherchent les éléments capables de soutenir un discours crédible. La crédibilité cesse alors d’être une conséquence heureuse. Elle devient un actif stratégique qui se construit intentionnellement.
3. La gouvernance : là où les communications créent le plus de valeur
Il y a une question que je pose presque systématiquement.
À quel moment les communications entrent-elles dans la discussion?
La réponse m’apprend énormément sur l’organisation.
Les communications occupent souvent une place privilégiée au moment d’expliquer une décision. J’y vois un potentiel encore plus grand lorsqu’elles participent à la réflexion qui mène à cette décision. Cette nuance change profondément la nature de leur contribution. Elle leur permet d’apporter une compréhension des parties prenantes, des perceptions, des risques réputationnels, des attentes sociales et des effets possibles de certains choix avant même qu’ils soient annoncés.
Cette approche transforme les communications en véritable fonction stratégique. Elles participent à la qualité de la décision plutôt qu’à son habillage. Elles posent des questions qui dépassent le choix des mots. Cette décision sera-t-elle comprise? S’appuie-t-elle sur les valeurs que l’organisation affirme défendre? Renforce-t-elle la relation avec les publics concernés? Crée-t-elle les conditions nécessaires à la coopération? Ces questions enrichissent la réflexion bien avant la rédaction d’un plan de communication.
Je demeure convaincue que les organisations qui intègrent les communications au cœur de leur gouvernance développent une capacité remarquable à traverser les périodes d’incertitude. Elles prennent des décisions plus lisibles, plus cohérentes et plus rassembleuses. Elles réduisent aussi le besoin de réparer, d’expliquer ou de justifier par la suite, parce que la réflexion stratégique a déjà intégré la dimension humaine et relationnelle qui accompagne chacune de leurs décisions.
4. Les relations : le véritable capital d’une organisation
Je m’intéresse beaucoup aux relations avant de m’intéresser aux publics.
Cette nuance change tout. Une organisation entretient chaque jour des centaines de relations avec ses équipes, sa clientèle, ses partenaires, les médias et les communautés qui l’entourent. Chacune de ces relations construit un capital invisible qui deviendra déterminant le jour où l’organisation traversera une période plus délicate.
Les organisations investissent énormément dans leur visibilité. Elles consacrent beaucoup moins de temps à réfléchir à la qualité des relations qu’elles entretiennent avec les personnes qui les entourent. Pourtant, la confiance se construit rarement dans un moment spectaculaire. Elle prend forme dans une succession de conversations, d’engagements respectés, d’échanges authentiques et d’attentions portées aux différentes parties prenantes.
Les relations représentent un capital vivant qui se développe au fil du temps et qui révèle toute sa valeur lorsque les circonstances deviennent plus exigeantes.
Cette réalité apparaît avec une grande clarté dans les périodes de changement. Une organisation qui entretient des relations solides avec ses équipes, sa clientèle, ses partenaires, les médias ou sa communauté bénéficie d’un espace de dialogue qui facilite la compréhension mutuelle. Les décisions difficiles demeurent exigeantes, mais elles s’inscrivent dans une histoire relationnelle déjà riche. Les organisations qui cultivent ce capital relationnel disposent d’une ressource que les campagnes de communication ne peuvent jamais remplacer : le bénéfice du doute.
Les communications stratégiques jouent ici un rôle essentiel. Elles créent les conditions du dialogue, favorisent la circulation de l’information et nourrissent une relation qui dépasse largement les moments où l’organisation souhaite transmettre un message. Une relation durable transforme progressivement la communication en conversation. C’est précisément dans cette conversation que la confiance trouve ses racines les plus profondes.
5. L’expérience vécue : le récit que personne n’écrit… et que tout le monde partage
Les organisations racontent une histoire.
Les personnes qui les côtoient en racontent une autre.
Lorsque ces deux récits convergent, la confiance se renforce.
Lorsqu’ils divergent, aucune campagne ne parvient durablement à combler l’écart.
Chaque organisation produit un récit officiel. Elle publie des rapports, diffuse des campagnes, affirme ses valeurs et explique sa mission. En parallèle, un autre récit prend forme chaque jour. Il s’écrit dans les expériences vécues par les personnes employées, la clientèle, les partenaires, les fournisseurs et les citoyennes et citoyens. Ce récit circule rapidement, influence les perceptions et façonne durablement la réputation.
Une promesse employeur prend tout son sens dans l’expérience quotidienne des équipes. Une marque se révèle dans la qualité du service offert. Une institution publique inspire par la simplicité de ses démarches autant que par la pertinence de ses décisions. Chaque interaction devient un moment de communication. Elle confirme, nuance ou transforme la perception que les différentes parties prenantes développent à l’égard de l’organisation.
Cette réalité m’amène à considérer l’expérience vécue comme un média à part entière. Elle diffuse en continu. Elle rejoint des publics qu’aucune campagne ne pourrait atteindre avec la même crédibilité. Les communications stratégiques prennent alors une autre dimension. Elles ne cherchent plus uniquement à raconter l’organisation; elles veillent à ce que l’expérience racontée par les autres corresponde réellement à celle que l’organisation souhaite faire vivre.
6. L’adaptabilité : la confiance évolue avec son époque
J’accorde énormément d’importance à la capacité d’une organisation d’apprendre. Une organisation qui apprend inspire. Une organisation qui écoute progresse. Une organisation qui évolue renforce sa légitimité.
Les attentes de la société changent à une vitesse remarquable. Les technologies transforment les façons de travailler, les crises redéfinissent les priorités, les nouvelles générations apportent d’autres aspirations et les organisations évoluent dans un environnement où les certitudes se renouvellent constamment. Cette réalité appelle une capacité d’adaptation qui dépasse largement la gestion du changement. Elle invite à développer une véritable culture de l’apprentissage.
Les organisations qui inspirent confiance observent attentivement leur environnement. Elles accueillent les signaux faibles, s’interrogent sur leurs pratiques et ajustent leur trajectoire avec discernement. Cette capacité d’évolution ne traduit jamais une perte de repères. Elle exprime au contraire une compréhension suffisamment claire de leur mission pour continuer à avancer dans un contexte qui se transforme.
L’adaptabilité constitue également un formidable levier de communication. Une organisation qui apprend, qui explique ses apprentissages et qui fait évoluer ses pratiques témoigne d’une maturité qui inspire naturellement la confiance. Les communications accompagnent alors un mouvement déjà engagé. Elles rendent visible une organisation qui progresse plutôt qu’une organisation qui cherche simplement à paraître en mouvement.
7. L’influence durable : regarder au-delà de la prochaine campagne
Cette question revient souvent dans ma tête : que restera-t-il de cette stratégie dans cinq ans? Très peu de campagnes traversent le temps. Les organisations, elles, continuent d’habiter la mémoire collective longtemps après la disparition des campagnes qui les ont fait connaître.
Notre époque mesure facilement les impressions, les clics, les abonnements, les mentions et les taux d’engagement. Ces indicateurs offrent des informations précieuses, mais ils racontent seulement une partie de l’histoire. L’influence durable pose une question différente : qu’est-ce qui demeure lorsque l’attention s’est déplacée ailleurs? Quelles perceptions continuent d’exister? Quels comportements persistent? Quelles relations se sont renforcées?
Cette perspective transforme profondément les objectifs des communications stratégiques. L’enjeu ne consiste plus uniquement à produire une campagne performante ou un message mémorable. Il consiste à contribuer à une organisation qui prend de meilleures décisions, qui entretient des relations plus solides, qui fait vivre des expériences cohérentes et qui inspire une confiance capable de traverser le temps.
Cette ambition demande de la patience. Elle appelle aussi une vision qui dépasse les résultats immédiats. Les organisations qui exercent une influence durable investissent dans des fondations avant d’investir dans leur visibilité. Elles comprennent que la confiance se construit beaucoup plus lentement qu’elle ne se perd et que chaque décision contribue, à sa manière, à écrire leur histoire.
Une autre façon de regarder les organisations
Ces sept piliers ne constituent pas une recette. Ils représentent la façon dont j’observe désormais les organisations. Ils m’aident à dépasser les symptômes, à comprendre les interactions entre les décisions, les relations, les expériences et les communications, puis à construire des stratégies qui prennent appui sur des fondations solides plutôt que sur des effets de surface.
Je suis convaincue que les communications stratégiques entrent dans une nouvelle phase de leur évolution. Leur valeur réside toujours dans leur capacité à expliquer, à mobiliser, à influencer et à créer du sens. Elles exercent désormais une responsabilité encore plus grande : contribuer à bâtir les conditions qui rendent cette parole crédible. Cette responsabilité dépasse les outils, les plateformes et les campagnes. Elle touche directement à la manière dont les organisations choisissent d’agir.
Les sept piliers présentés dans ce billet constituent les fondations de cette réflexion. Ils nourrissent déjà chacun de mes diagnostics et continueront d’alimenter les prochains textes que je publierai. Chacun mérite d’être exploré plus en profondeur, parce que chacun éclaire une dimension essentielle de la confiance organisationnelle.
Au fond, les communications ne prennent jamais naissance au moment où une organisation commence à parler : elles commencent au moment où une organisation choisit d’agir.
Une autre façon de regarder les organisations
Au fond, ces sept piliers parlent beaucoup moins des communications qu’ils ne parlent des organisations elles-mêmes. Ils invitent à observer ce qui précède les messages : les décisions, les relations, les expériences, la gouvernance, la capacité d’adaptation et l’influence qu’une organisation exerce bien avant de prendre la parole. Ils rappellent surtout que la confiance ne se décrète jamais. Elle se construit, lentement, dans la cohérence de tout ce qu’une organisation choisit de faire.
Ces sept piliers orientent aujourd’hui chacun de mes diagnostics. Ils changent les questions que je pose, les situations auxquelles je porte attention et les recommandations que je formule. Ils m’aident à dépasser les symptômes pour comprendre les mécanismes qui renforcent durablement la confiance. Plus je les mets à l’épreuve, plus je constate qu’ils fonctionnent comme un système : lorsqu’un pilier se fragilise, les autres en ressentent rapidement les effets; lorsqu’ils se renforcent mutuellement, l’organisation développe une crédibilité qui résiste beaucoup mieux aux périodes d’incertitude.
Cette observation m’amène naturellement à poursuivre la réflexion. Si la confiance organisationnelle repose sur des dimensions observables, il devient possible de les analyser avec davantage de rigueur. Cette conviction nourrit actuellement le développement de l’Indice Hiatus®, un outil conçu pour aider les organisations à mieux comprendre les forces sur lesquelles elles peuvent s’appuyer, les écarts qui méritent leur attention et les leviers qui favoriseront une confiance plus durable. L’objectif n’est jamais d’attribuer une note. Il consiste à offrir un diagnostic capable d’éclairer les décisions avant même d’éclairer les messages.
Ce billet ouvre donc une réflexion plutôt qu’il ne la clôt. Au cours des prochains billets, je consacrerai un texte à chacun de ces sept piliers afin d’explorer plus en profondeur les questions qu’ils soulèvent et les occasions qu’ils offrent aux organisations qui souhaitent faire de la confiance un véritable actif stratégique.
Une conviction continue de guider chacune de ces réflexions. Une organisation inspire confiance bien avant de prendre la parole.
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Guyane Perron, PRP, est stratège en communication et relations publiques et fondatrice de Hiatus stratégie. Elle accompagne les organisations publiques, parapubliques, philanthropiques, communautaires et privées dans leurs enjeux de réputation, de mobilisation, de transformation et de communication stratégique. Pour la contacter, c’est ici.
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