L’évaluation : ce miroir parfois fragile de la vie professionnelle
Cette semaine, mes personnes étudiantes vont évaluer mon cours. C’est un moment un peu particulier pour moi.
Parce que chaque fois que je me retrouve dans une situation d’évaluation, une vieille mémoire professionnelle refait surface. Pendant longtemps, mes évaluations étaient simples à lire : « engagement exceptionnel », « rigueur », « leadership », « solide capacité à mener des projets ambitieux de front ». Je sortais de ces rencontres avec le sentiment que l’énergie investie dans mon travail était vue.
Puis, en gravissant les échelons, quelque chose a changé. Du jour au lendemain — ou presque — je ne correspondais plus tout à fait aux « standards attendus ».
Et pourtant, dans ma perception, c’était l’inverse : plus je montais, plus je m’investissais : plus d’heures, plus de responsabilités, plus de pression.
Un jour, une phrase m’a été lancée en pleine évaluation : « Je ne te fais pas confiance. » Quand on est profondément engagé.e dans son travail, ce genre de phrase peut fissurer quelque chose de très intime.
Les évaluations ont ce pouvoir étrange : elles peuvent soutenir une trajectoire…
ou ébranler l’estime de soi professionnelle.
Dans les métiers des relations publiques, cette question est encore plus sensible.
Parce que nous sommes rarement des personnes qui se contentent du minimum : nous portons des crises, des réputations, des organisations ou encore des causes.
Et soyons honnêtes : beaucoup d’entre nous sommes des overachievers. On ne compte pas toujours les heures. On dit rarement non. On veut toujours faire mieux que ce qui est demandé.
Alors oui, les évaluations peuvent parfois sembler ingrates. Et pourtant… je reste convaincue qu’elles sont nécessaires.